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ARGAN AYGAN AWAL

Abdellah AOURIK, l’homme au béret basque et à la barbe blanche. Le regard perçant, les traits qui portent le souvenir d’un long périple. Cet homme a passé une grande partie de sa vie à sillonner le monde, de l’Extrême Orient aux Amériques. Il se consacre aujourd’hui à ce qui a toujours hanté sa vie, ces racines et sa culture Amazighe. Il  l’a portée à travers ses voyages, l’a exprimée dans ses tableaux et ses écrits. Aujourd’hui c’est le José Bové de l’arganier comme l’a nommé l’un des participants à la table ronde organisée le Samedi dernier 10.10.09.

Cette événement a été organisé par l’association Tamaynut France et la BRTV (Berbère télévision) au siège de cette dernière à Montreuil. Le public d’habitude fâché avec les tables rondes et les conférences était au rendez-vous. Le charisme de l’invité et la sensibilité du débat sur l’arganier au Maroc qui était l’objet de la rencontre doivent en être pour quelque chose.
Allant chercher dans les fins fonds de la botanique antique, Dda Abdllah Aourik a démontré que l’arganier couvrait autrefois toutes les régions de Tamazgha, allant des rives du Niger (N Yiguer) au sud jusqu’aux montagnes de la Kabylie au nord. Selon M.Aourik l’existence de l’arganier sur la surface de la terre serait antérieure à la séparation des continents africain et américain. Ceci expliquerait la présence d’une variante de l’arbre en Amérique Centrale. Ce point à suscité des réactions du coté des participants permettant un échange sur les lieux communs qui porteraient encore des toponymes dérivés du mot « argan » dans les différentes régions amazighs.
En ce moment l’arbre emblématique des berbères se trouve au centre d’enjeux socio-économiques inédits. Le prix de la graine, sans parler de l’huile, a plusieurs fois doublé rien que les cinq dernières années. L’huile d’aragne est devenue une marchandise de luxe que ne peuvent même plus se permettre ceux qui autrefois faisaient leurs siestes à l’ombre des arganiers. Les grands noms de la cosmétique mondiale se disputent cette ressource limitée. Certains essayent même de faire breveter le nom « Argan » et en faire une marque déposée.
N’ayant pas, jusqu’à là, la possibilité d’exploiter directement l’arganier via des concessions accordées par l’état, la plupart des groupes travaillent avec des coopératives souvent tenues par des femmes villageoises. Cette activité génère un minimum de revenu pour les habitants et permet une certaine autonomie aux mères de familles. Leur travail est indispensable pour la production de l’huile d’argan, vu que les premières opérations d’extraction des noix ne peuvent se faire que de façon manuelle. Mais jusqu’à quand ??
L’arganier est le symbole des berbères au delà des différences régionales. De sa survie dépond celle de l’homme amazigh.
Le résistant amazigh Abdellah Ouzagour disait dans les années tentes « agharas aygan akal ». Aujourd’hui il aurait dit « argan aygan awal ».

Anflous

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